Deformis formositas ac formosa deformitas

  Deformis formositas ac formosa deformitas 1 - Copie - Copie2009. 167 x 96,5 x 84 cm. Bois, métal, gommettes argentées. L’animal et l’humain sont liés par l’architecture de la ruche. C’est un fait : la ruche est aussi le théâtre de la catastrophe contemporaine de l’effondrement du vivant. Deux ruches attachées comme des sœurs siamoises forment un seul objet. Celui-ci est couvert de près de vingt mille gommettes rondes argentées qui reflètent la lumière comme autant de petits miroirs. De fait, la double ruche apparaît comme un hologramme, déformé formant ou formé déformant la réalité alentour, cette réalité monstrueuse du vivant, qu’aujourd’hui, peut-être, St Bernard décrirait en ces termes : "Beautés déformées et belles difformités". Rien de théologique cependant ici, il ne s’agit pas des "monstrueux" statuaires du moyen-âge dénoncés alors par le patron des cisterciens, mais de nos propres existences…